Le client et le point de départ
RDB Music Group a été fondée en 2017 par Christophe Balency. La société compte une quarantaine de collaborateurs répartis entre New York, Biarritz et Montréal, et propose une offre logicielle propriétaire donnant aux artistes un accès en temps réel aux statistiques d’écoute et de diffusion de leurs œuvres.
Elle administre des droits d’auteur pour trois publics, identifiés avec la direction lors du cadrage : les créateurs, les agences créatives, les bibliothèques musicales. Ces trois piliers ont servi de critère de validation à chaque étape.
Le motif de la refonte a été formulé précisément par le client : le logo précédent, vieux de trois ans, ne tenait plus la comparaison directe avec ceux des acteurs majeurs du secteur, constat particulièrement net en confrontation physique sur un même support. Entre-temps, trois évolutions avaient changé la nature de l’entreprise : sa taille, son positionnement sur une expertise à la fois technique et humaine, et le lancement de son offre logicielle.
La direction a formulé trois qualités à traduire visuellement : la précision, le détail de l’information, la transparence. Le registre visé a été défini comme musical et data. Deux registres ont été explicitement écartés : l’institutionnel et l’esthétique d’agence de communication.
Le périmètre a été arrêté dès le brief : refonte du système complet et non du seul logotype. La dénomination « RDB Music Group » est conservée dans son intégralité. Les supports imprimés d’un événement prévu en octobre 2026 ont été exclus du périmètre et traités comme une mission distincte.
Le périmètre a été arrêté dès le brief : refonte du système complet et non du seul logotype. La dénomination « RDB Music Group » est conservée dans son intégralité. Les supports imprimés d’un événement prévu en octobre 2026 ont été exclus du périmètre et traités comme une mission distincte.
Cadrage et analyse concurrentielle
La mission a débuté par un brief créatif rédigé et validé avant toute production graphique, accompagné d’une note de méthodologie décrivant les étapes, les livrables et les points de validation.
Le secteur a été cartographié en trois familles d’acteurs : l’infrastructure technologique (BMAT, Orfium, Soundmouse), les sociétés de gestion collective (SACEM, BMI, ASCAP, PRS, SoundExchange) et les administrateurs commerciaux de droits (Kobalt, Songtrust, Audiam, Sentric). Six acteurs ont été désignés par le client comme repères de différenciation : BMAT, Orfium, Kobalt, Songtrust, Velvetica et 22D Music. Un audit visuel direct de leurs sites a été mené.
Deux familles visuelles dominent le marché :
– Acteurs institutionnels (SACEM, BMI, ASCAP, PRS) : glyphe de note ou de clef de musique, associé à des palettes bleues ou rouges ;
– Acteurs technologiques (BMAT, Orfium, Songtrust) : symboles géométriques abstraits, mots-symboles en caractères gras, accents saturés.
Le bleu est utilisé comme couleur dominante par au moins trois acteurs du secteur (Orfium, BMI, ASCAP), et le glyphe de note ou de clef apparaît chez au moins quatre acteurs institutionnels.
Ces deux constats ont été traités comme des directions à écarter, et non comme des références. Un troisième point a été signalé au client à ce stade : la proximité verbale entre la signature de RDB et la devise publique de BMAT, qui constitue un risque de confusion à surveiller.
Principe directeur et axes de recherche
Un principe a structuré l’ensemble de la recherche : RDB est un sigle opaque. Les trois lettres n’ont pas de signification autonome pour le lecteur et aucune d’entre elles ne peut porter seule la marque. Le rapprochement retenu pour l’expliciter auprès du client : RDB fonctionne comme TF1, où isoler une lettre ne produit aucun sens, et non comme Apple, où le « A » appartient à un mot lisible. Conséquence directe : le « R » n’est jamais isolé, et le nom est conservé en entier plutôt que réduit à un sigle.
La contrainte de départ était double : produire un signe qui réunisse le champ musical et le champ de la donnée, sans reprendre les deux codes déjà occupés par le secteur, la note et la clef.
Deux directions ont été présentées au client. Dans les deux cas, le signe et le nom sont dessinés comme un seul objet et non comme deux éléments assemblés : c’est le dessin de lettre qui a été retravaillé pour épouser la forme du signe.
— Axe 1 —
signe de chant « oriscus ascendant »
Le signe vient de la notation neumatique du chant grégorien, l’un des systèmes les plus anciens de transcription précise d’une exécution musicale, antérieur à la portée moderne. Le tracé se lit à deux niveaux : celui d’un neume, geste de scribe qui fixait par écrit un son autrement transmis de mémoire ; celui d’une ondulation, lecture immédiate d’une onde ou d’un signal. Le wordmark associe des capitales pleines aux angles arrondis et « music group » en minuscules fines sous le nom, ses courbes reprenant celles du signe.
— Axe 2 —
monogramme
Les trois lettres sont emboîtées en un bloc unique, contours graissés pour la tenue à petite taille. Le wordmark reprend la même hiérarchie, avec un contraste de graisse marqué qui produit un effet de sceau.
— Arbitrage —
Les deux axes ont été testés en version horizontale, en version verticale, en insigne seul, et en situation sur une simulation d’interface de tableau de bord à données fictives. Aucun des deux ne prend l’avantage en petit format, favicon compris. Trois critères ont départagé :
– Singularité : la forme de l’oriscus n’apparaît nulle part ailleurs dans le benchmark du secteur ;
– Mémorisation : un seul contour fermé, sans détail à déchiffrer, là où le monogramme demande un temps de lecture pour démêler les trois lettres ;
– extension : construit comme une ligne, le signe devient motif – séparateur sur le site, filet sur les supports imprimés, surimpression sur les courbes de données des interfaces. Le monogramme, signe fermé lu comme un tout, ne se prête pas à cette extension.
L’axe de l’oriscus ascendant a été retenu.
L’axe de l’oriscus ascendant a été retenu.
Système final, guide et déclinaisons
Le choix de la couleur est intervenu après celui du signe et du dessin de lettre, dans cet ordre : une identité fondée sur une forme et un système typographique cohérents tient sans couleur. Quatre pistes ont été présentées, chacune correspondant à une stratégie de positionnement distincte plutôt qu’à une préférence esthétique : alignement sur le marché, différenciation, sobriété monochrome, teinte contemporaine.
Le bleu marine profond a été retenu, appliqué en une seule teinte au signe et au nom, sans hiérarchie entre les deux – dans la continuité du dessin de lettre construit pour épouser le signe. Deux couleurs secondaires accompagnent les documents de communication et le web : un or, qui apporte de la valeur sans faire basculer l’ensemble vers un registre trop institutionnel, et un blanc cassé, qui adoucit la palette.
– Bleu RDB – C100 M85 J20 N60, #16233f
– Blanc – C0 M0 J0 N0, #FFFFFF
– Or – C17 M17 J61 N0, #d9c777
– Blanc cassé – C0 M0 J8 N9, #efefe6
– Blanc – C0 M0 J0 N0, #FFFFFF
– Or – C17 M17 J61 N0, #d9c777
– Blanc cassé – C0 M0 J8 N9, #efefe6
Système typographique : Archivo Extra Bold pour les titres, Archivo SemiExpanded Light et Medium pour les paragraphes.
Le guide de l’utilisateur, daté d’août 2026, documente l’usage du système sur neuf pages. Il définit deux formats – horizontal, insigne à gauche et texte à droite ; vertical, insigne en haut et texte en dessous – déclinés chacun sur fond blanc et sur fond bleu, soit quatre variantes couvrant l’ensemble des besoins courants.
Les règles sont formulées comme des critères vérifiables plutôt que comme des recommandations :
– Choix du format selon trois critères mesurables : proportions de l’espace disponible, lisibilité à la taille d’utilisation, hiérarchie visuelle du support ;
– Tailles minimales d’impression : 30 mm de largeur pour le format horizontal, 15 mm pour le format vertical ;
– Zone de protection définie en unité relative – l’espace compris entre l’insigne et le caractère R, reporté tout autour du logotype, donc valable à toute échelle ;
– Interdits explicites : déformation, modification des proportions ou de l’interlettrage, ajout d’effet, création de variantes, séparation des éléments, capture depuis une image web, animation sans validation préalable.
Une page est consacrée à l’isotype, seul cas où l’insigne est employé sans le nom. Elle liste les contextes autorisés et les montre en situation : favicons classiques et SVG en thèmes clair et sombre, résultat de recherche Google, web app manifest Android, Apple Touch Icon iOS, avatar LinkedIn. Une page d’instructions d’intégration accompagne le pack favicon.
Les fichiers ont été livrés triés par usage : versions CMJN en .ai et .pdf pour l’impression, versions RVB en .svg et .png en @1x et @2x pour le web, et un pack complet d’icônes – favicon.ico, favicon.svg, favicon-96x96.png, apple-touch-icon.png, web app manifest 192 et 512 px, isotype vectoriel et bitmap. Le système a ensuite été appliqué aux supports de communication courants de l’entreprise : habillage de couverture LinkedIn et signature de mail.
Client : RDB Music Groupe
Les visuels, photographies et illustrations sont protégés par la loi du 11 mars 1957 sur les Droits des Auteurs et par le Code de Propriété Intellectuelle du 1er Juillet 1992.
L'ensemble des contenus (textes, graphiques, logos, images, photographies, illustrations) sont la propriété de Guénolé Le Gal ou de tiers dont il a été obtenu les droits d’exploitation, et ne peuvent en aucun cas être utilisés sans son autorisation.
Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle du site internet, faite sans consentement de l'auteur est illicite (art. L 122-4 du Code de la Propriété Intellectuelle).
L'ensemble des contenus (textes, graphiques, logos, images, photographies, illustrations) sont la propriété de Guénolé Le Gal ou de tiers dont il a été obtenu les droits d’exploitation, et ne peuvent en aucun cas être utilisés sans son autorisation.
Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle du site internet, faite sans consentement de l'auteur est illicite (art. L 122-4 du Code de la Propriété Intellectuelle).